Delattre Industrie Developpement (D.I.D Climatisation)
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Sécurité sanitaire et systèmes de brumisation

DID Clim est engagé pour la sécurité sanitaire à Nice. Découvrez la réglementation relative à l’usage des brumisateurs et les mesures de protection contre la légionellose et la prolifération bactérienne.

 

A ce jour, il n’y a pas de réglementation destinée spécifiquement aux systèmes de brumisation. Il est cependant possible, et du devoir de chacun, d’appliquer les règlements concernant les réseaux d’eau potable, l’entretien des installations présentant un risque lié aux légionelles et la protection de la santé.

Les trois groupes d’installations faisant l’objet d’une attention particulière sont :

  • Les réseaux d’eau froide et chaude sanitaire
  • Les réseaux de refroidissement semi-ouverts (tour aéroréfrigérante)
  • Les piscines, bains bouillonnants, spas et Jacuzzi

Les particularités techniques des systèmes de brumisation les tiennent en dehors de ces groupes.

Dans les réseaux de refroidissement et les bassins de baignade ou décoratifs, l’eau suit un circuit bouclé. C’est un facteur de risque qui n’existe pas dans les systèmes de brumisation.

Ils se rapprochent plus des réseaux de distribution d’eau sanitaire. Mais lorsqu’elles ne sont pas équipées d’antigouttes, les rampes de brumisation sont des réseaux ouverts, ce qui n’est pas le cas des réseaux de distribution d’eau.

Le risque professionnel

L’utilisation d’un système de brumisation sur le lieu de travail (restaurant, industrie, centre aéré, etc.) est soumise au Code du travail dont les articles R.231-60 à 65 imposent une évaluation des situations à risque d’exposition, une définition des moyens de prévention et la mise en œuvre d’une formation à la sécurité pour tout travailleur exposé.

La détection des légionelles

Pour la surveillance de la contamination d’une installation, la recherche de légionelles dans l’eau doit être faite selon la norme NF T 90-431 de septembre 2003 (recommandation du ministère de la Santé) qui permet l’obtention d’un seuil de détection de 50 UFC/l. Cette norme a été amendée (amendement A1) en avril 2006 et plusieurs autres normes françaises et européennes existent. Leur liste est disponible sur le site de l’AFNOR à l’adresse suivante :

[http://portailgroupe.afnor.fr/v3/espace_information/normesreglementation/detectionlegionelles.htm]

Il est vivement recommandé aux gestionnaires d’une installation de faire appel à un laboratoire accrédité par le COFRAC, ou par tout autre organisme d’accréditation européen équivalent pour procéder à des analyses d’échantillon d’eau. Le site du COFRAC permet de rechercher le laboratoire compétent le plus proche. Il faut  vérifier que celui-ci est bien accrédité pour la recherche des légionelles. Pour cela, consultez l’annexe de la fiche technique et vérifiez que l’analyse est comprise dans l’accréditation pour le programme 100-2.

Normes et textes législatifs

  • Décret n°89-3 du 3 janvier 1989 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles, modifié par le décret n°90-330 du 10 avril 1990, par le décret n°91-257 du 7 mars 1991 et par le décret n°95-363 du 5 avril 1995
  • Circulaire DGS n° 97/311 du 24 avril 1997 relative à la surveillance et à la prévention de la légionellose
  • Circulaire DGS n°98/771 de 31 décembre 1998 relative à la mise en œuvre des bonnes pratiques d’entretien des réseaux d’eau dans les établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié aux légionelles dans les installations à risque et dans celles des bâtiments recevant du public
  • Code du travail : articles R.231-60 à 65
  • Norme NF T 90-431 de septembre 2003 pour la recherche de légionelles dans l’eau
  • Décret n°94/352 du 4 mai 1994 relatif à la santé des travailleurs
 

Qu’est-ce que la légionellose ?

La légionellose est une infection essentiellement pulmonaire due à une bactérie appelée légionelle. Les légionelles sont présentes dans le biofilm du dépôt calcaire qui tapisse les canalisations d’eau chaude sanitaire. On les trouve à l’intérieur de micro-organismes comme les amibes, certaines parties des systèmes de climatisation et des tours aéroréfrigérantes. Elles se multiplient lorsque la température est comprise entre 25 et 40°C.

La contamination d’un individu se fait par inhalation de gouttelettes d’eau, lorsque l’eau est colonisée par des souches pathogènes de légionelles à un niveau suffisant de concentration. La taille des gouttelettes doit être inférieure à 10 µm (1 µm = 1 millième de millimètre) pour que les bactéries pénètrent dans les alvéoles pulmonaires.

La maladie ne se déclare en général que chez les personnes fragiles comme les enfants ou les personnes âgées et chez les personnes fragilisées par une maladie telle que le cancer, le diabète ou l’immunodépression.

La légionellose a causé de nombreux décès dans le monde depuis son identification en 1976. Les tours aéroréfrigérantes ont souvent été désignées comme étant à l’origine des épidémies observées dans de nombreux pays. En France, plusieurs épidémies récentes mettent en cause les tours de refroidissement :

  • Épidémie de Paris en 1998 (20 cas, 4 décès) et en 1999 (8 cas, 1 décès)
  • Épidémie d’Ille-et-Vilaine en 2001 (22 cas, 4 décès)
  • Épidémie de l’hôpital de Meaux en juillet 2002 (22 cas, 2 décès)
  • Épidémie de l’hôpital de Sarlat en juillet 2002 (31 cas, 2 décès)
  • Épidémie de Montpellier en 2003 (31 cas, 4 décès)
  • Épidémie de Lens en 2003 ( 85 cas, 14 décès)

Les légionelles

Les légionelles sont des bactéries (bacilles Gram négatifs), aérobies, présentes naturellement dans les cours d’eau, les lacs et parfois le sol. Leur taille est comprise entre 0,5 et 0,7 µm de large et un à quelques µm de long. Le plus souvent, les concentrations mesurées dans le milieu naturel sont importantes (de 103 à 107 UFC/l).

43 espèces regroupant 65 sérogroupes de légionelles ont été identifiées. La plus répandue est Legionella pneumophila de sérogroupe 1, qui est responsable de 80 % des légionelloses.

Leur mise en évidence se fait principalement par une technique de culture. Le résultat est exprimé en Unité Formant Colonie (UFC) par litre. La limite de détection est de 50 à 100 UFC/L selon le laboratoire.

La croissance est relativement lente, pouvant aller de 3 à 10 jours selon les espèces. Leur température optimale de croissance varie de 30 à 40°C. Elles survivent en deçà de 2°C et se multiplient au-delà. Il faut arriver aux alentours de 50°C pour parler de destruction, effective en quelques heures. Vers 60°C, le temps de destruction devient très court, de l’ordre de la minute. La bactérie tolère une large gamme de pH.

Survie et développement des légionelles dans l’eau

Ces bactéries ont également la capacité d’infester des amibes qui possèdent une forme de résistance vis-à-vis des agents désinfectants. Le fer, le zinc et le potassium à basse concentration favorisent leur développement.

Le biofilm

Le biofilm est le dépôt que l’on trouve à l’intérieur des canalisations d’eau, mais également dans les réservoirs, filtres et pompes. Il contient des dépôts minéraux venant de l’eau, des produits de la corrosion de la canalisation et des micro-organismes. Le biofilm constitue un refuge sûr pour les légionelles où elles peuvent se reproduire à des niveaux suffisants pour aboutir à la contamination de l'eau. La contamination de l’eau a lieu lorsque l’écoulement de l’eau est suffisamment turbulent pour décrocher les bactéries de la surface du tuyau.

 

L’exploitation d’un système de brumisation doit obéir à un certain nombre de règles incontournables et se faire dans le cadre d’une maintenance rigoureuse afin de prévenir efficacement la prolifération des bactéries :

  • L’eau utilisée doit être de l’eau potable (eau de ville) prise sur le réseau d’eau froide. Il faut exclure toute utilisation d’eau chaude sanitaire, même refroidie.
  • La ou les cartouches de filtre doivent être remplacées régulièrement selon les spécifications du fabricant et dans tous les cas au moins une fois par mois.
  • La mise en route après un arrêt prolongé doit être précédée d’une désinfection choc de tout le système depuis le filtre jusqu’aux buses.
  • Le système doit être désinfecté régulièrement à l’aide d’un produit bactéricide.
  • L’eau brumisée doit être prélevée et analysée une fois par mois par un laboratoire et lors de la mise en route du système afin de garantir sa qualité sanitaire.

Comparatif des différentes solutions de sécurisation

DID Clim

  • Coût d’investissement : moyen
  • Coût de maintenance : très faible
  • Rémanence du système : oui
  • Désinfection en continu : oui
  • Désinfection choc périodique : oui
  • Purge des canalisations : oui
  • Risque de stagnation d’eau : non
  • Favorisation de la corrosion : non

Eau pure

  • Coût d’investissement : élevé
  • Coût de maintenance : élevé
  • Rémanence du système : non
  • Désinfection en continu : non
  • Désinfection choc périodique : non
  • Purge des canalisations : non
  • Risque de stagnation d’eau : oui
  • Favorisation de la corrosion : oui

Ultra filtration

  • Coût d’investissement : moyen
  • Coût de maintenance : moyen
  • Rémanence du système : non
  • Désinfection en continu : non
  • Désinfection choc périodique : non
  • Purge des canalisations : non
  • Risque de stagnation d’eau : oui
  • Favorisation de la corrosion : non

H2O2 et sels d’argent

  • Coût d’investissement : faible
  • Coût de maintenance : faible
  • Rémanence du système : oui
  • Désinfection en continu : non
  • Désinfection choc périodique : oui
  • Purge des canalisations : non
  • Risque de stagnation d’eau : oui
  • Favorisation de la corrosion : non

Le procédé DID Clim

Afin d’apporter une sécurité sanitaire plus élevée aux installations de brumisation, de simplifier les opérations de maintenance et de réduire le coût des produits consommables tels que les cartouches de filtres et les produits désinfectants, notre société spécialiste des brumisateurs a développé un dispositif assurant automatiquement :

  • Une désinfection de l’eau par lampe UVC
  • Une purge des canalisations par air comprimé après un temps d’arrêt du système
  • Une vidange à l’égout de l’eau ayant stagné dans le système pendant une période d’arrêt
  • Une élimination des bactéries en continu
  • Une réduction des particules solides présentes dans l’eau grâce à un filtre d’une finesse de 5 µm et une réduction possible de l’action bactéricide de la lampe UV
  • Une élimination des bactéries, dont les légionelles, et les virus grâce à la lampe UV
  • Une élimination de l’eau restante dans les rampes de brumisation après l’arrêt du système grâce au compresseur d’air. L’eau est chassée par les buses, mais la pression de l’air étant relativement faible, les gouttelettes formées sont trop grosses pour pénétrer les alvéoles pulmonaires.
  • Un écoulement de l’eau vers une évacuation grâce aux électrovannes d’eau et de décharge s’ouvrant simultanément (pompe HP à l’arrêt). Cela permet d’éliminer l’eau qui était restée dans le filtre, les canalisations ou la pompe et de ne brumiser que de l’eau fraîchement puisée sur le réseau de distribution.

Le procédé DID Clim assure donc 4 niveaux de sécurité :

  • L’eau est brumisée en micro gouttelettes immédiatement après avoir été puisée dans le réseau d’eau et traitée par UV (pas de stagnation d’eau).
  • Il n’y a jamais d’eau stagnante dans les rampes de brumisation.
  • La centrale de brumisation et les rampes de brumisation sont rincées et désinfectées avant chaque démarrage.
  • En fonctionnement, une désinfection continue assure l’hygiène permanente du système.

Si l’alimentation électrique est coupée lorsque le système est en marche, l’automate déclenche les opérations de rinçage et de nettoyage nécessaires lorsque l’alimentation est rétablie sans que l’utilisateur ait besoin d’intervenir.

La solution eau « pure »

Cette solution consiste à traiter l’eau de ville avant de la brumiser. Le traitement comporte 3 étapes : la filtration, la déminéralisation partielle de l’eau par adoucisseur puis la déminéralisation totale de l’eau par osmose inverse.

En général, l’eau osmosée est stockée dans des cuves. Elle doit donc être traitée par UV antibactériens juste avant son utilisation. Après ce traitement, on est sûr d’une part de ne pas propager de bactéries et d’autre part de ne générer aucun dépôt calcaire nécessaire au développement des bactéries. La sécurité est donc double.

L’investissement et le coût de maintenance élevé de cette solution la réservent aux installations de très grande importance.

On notera que l’eau osmosée étant très corrosive, tous les composants métalliques du système de brumisation doivent être en inox 316L.

L’ultrafiltration

Cette technique consiste à filtrer l’eau avant brumisation en lui faisant traverser successivement plusieurs filtres dont la finesse s’accroît (5 µm, 0,5 µm et 0,1 µm par exemple). En sortie du troisième filtre, l’eau est débarrassée des bactéries qui ont des dimensions supérieures à 0,1µm.

Le coût des cartouches de filtre est le principal inconvénient de cette technique. D’autre part, les bactéries ne sont pas détruites mais retenues par la filtration. Il est donc impossible lors du remplacement des cartouches d’être sûr que le réseau en aval de la filtration ne se trouve pas pollué. Chaque remplacement de cartouche doit être réalisé par un personnel qualifié et s’accompagner d’une désinfection. D’autre part, l’efficacité des filtres n’étant pas absolue, il est toujours possible que des légionelles soient présentes en aval de la filtration et le risque de les voir proliférer n’est pas pris en compte.

Du fait des coûts élevés des produits consommables associés à la technique de l’ultrafiltration, cette dernière n’est pas commercialisée par DID Clim.

La désinfection par peroxyde d’hydrogène et sels d’argent

Cette solution s’inspire du traitement des ballons d’eau chaude sanitaire. L’efficacité de ce type de produit sur les légionelles n’est plus à démontrer. Cependant, l’agrément pour l’utilisation des solutions de peroxyde d’hydrogène et sels d’argent dans l’eau potable n’est pas valable pour une injection du produit en continu. Cette solution doit donc être utilisée en alternance pour une désinfection choc.

 

Que l’on parle de brumisation, de nébulisation ou d’atomisation, la taille des gouttelettes diffusées dans l’air, inférieure à 10 µm, fait de chacun de ces systèmes un vecteur potentiel de la maladie. Cependant, pour qu’il y ait un risque significatif, il faut que l’eau brumisée ait été stockée dans des conditions favorables à la multiplication des légionelles :

  • Pendant une durée suffisante
  • A une température comprise entre 25 et 40°C
  • Dans un réservoir ou une canalisation contenant un biofilm

Il y a donc un risque de développement bactérien si un système de brumisation reste à l’arrêt un certain temps et si l’eau qui y stagne est à une température favorable à ce développement.

Par exemple, les rampes de brumisation fréquemment installées en extérieur peuvent être exposées aux rayons solaires. Il est facile d’imaginer que leur température peut alors s’élever entre 25 et 40°C et y rester pendant plusieurs heures. Si le système est laissé à l’arrêt pendant un mois, le phénomène se reproduira chaque jour, soit 30 fois, et l’eau stagnante sera potentiellement polluée.

Bien qu’aucun cas de légionellose dû à une installation de brumisation n’ait été identifié à ce jour, les systèmes de brumisation doivent être conçus de manière à réduire les risques au maximum. Notre société, basée à Nice, a toujours travaillé dans ce sens et propose aujourd’hui à ses clients les brumisateurs professionnels les plus performants du marché.

 
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